Les liens corps-esprit

La fin du tout neuronal – Les liens corps-esprit.

La science a montré que l’esprit émane de l’activité des neurones. Mais les liens corps-esprit ne sont pas tous élucidés : on découvre que nos pensées et nos émotions modifient notre cerveau et notre corps.

Corps et esprit sont-ils connectés ? Voilà un sujet qui fascine l’humanité depuis ses débuts… C’est ainsi que les anciens sages ont remarqué que nos croyances, nos pensées, nos émotions avaient une influence directe sur notre bien-être et hâtaient parfois la guérison. À leur suite, de grandes civilisations comme celles de l’Inde védique, de la Chine ancienne et de la Grèce antique ont inventé des médecines extrêmement sophistiquées, dont les principes reposaient sur le constat d’un lien étroit entre les pensées, les émotions et le fonctionnement corporel.

Le cerveau ne fait pas tout, tout seul

Aujourd’hui, les mécanismes du corps, et en particulier du cerveau, sont de mieux en mieux connus. Munie d’outils de dissection, de visualisation et de mesure de plus en plus puissants, la science a finalement montré que c’est bien le cerveau – et non le cœur – qui est à l’origine de notre pensée, de nos comportements, de notre conscience. Avec ses 100 milliards de neurones, organisés de façon très étroite en réseaux spécifiques, et encore plus de cellules non neuronales, notre cerveau est ce qui nous rend si unique ! C’est sans doute l’objet le plus complexe, le plus subtil, le plus extraordinaire qui puisse exister dans la nature.

Mais les neurones ne font pas tout… Malgré une meilleure compréhension des mécanismes biologiques, le lien qui unit le corps à l’esprit reste toujours obscur pour la science. Pourquoi ? D’après nous, la raison en est simple : l’esprit – c’est-à-dire tout ce qui se passe « dans nos têtes », la vie psychique ou mentale en général – est un phénomène fondamentalement subjectif. Prenez des expériences comme déguster du vin, aimer ou méditer ; ces moments sont propres à chacun et ne sont véritablement « connaissables » qu’à partir d’un point de vue subjectif, « de l’intérieur » de la personne en quelque sorte.

Même avec les techniques de pointe, les scientifiques ne font qu’observer « extérieurement » ces phénomènes, qui, en réalité, échappent dans leur essence à toutes leurs investigations. Ainsi, comme l’ont compris quelques chercheurs tel le neurobiologiste et philosophe chilien Francisco Varela, ancien directeur de recherche au CNRS, nous sommes toujours confrontés à deux formes de connaissance : d’une part, ce que nous savons du cerveau de l’extérieur (le cerveau de l’autre, à la troisième personne, l’objet que nous observons avec des instruments scientifiques) et, d’autre part, l’expérience que nous avons de notre propre esprit (notre conscience, notre subjectivité, vécue à la première personne). Un gouffre s’ouvre donc, et cela de plus en plus, entre l’expérience humaine de l’esprit et les explications scientifiques concernant le cerveau biologique.

Plus grave encore : les formidables progrès de la science moderne ont peu à peu distendu ce lien, en poussant la médecine à se focaliser sur les organes et à les aborder comme des entités séparées du reste de l’individu et de son esprit. Et la recherche s’est progressivement décomposée en une myriade de sous-domaines hyper- spécialisés… Si bien que de nos jours, la simple hypothèse d’une influence de l’esprit sur la santé du corps paraît désuète, si ce n’est naïve. Pire : pour certains, elle semble immédiatement relever du charlatanisme !

Penser différemment change le corps

Pourtant, les temps changent, et vite, en particulier dans la recherche scientifique. Tout récemment, grâce aux techniques d’exploration fonctionnelle du cerveau, les chercheurs ont mis des « images » sur une expérience intérieure restée longtemps invisible, et de ce fait inaccessible : la méditation. Et la preuve est faite désormais que certains entraînements de l’esprit ont un effet bénéfique sur des troubles aussi divers que la douleur, le stress, l’épilepsie ou la dépression.

Comme l’avaient pressenti les sages de l’Antiquité, et renonçant par là à une tradition que d’aucuns font remonter à Descartes, la science redécouvre peu à peu une vérité forte : certaines pratiques de l’esprit ont une action réelle sur le corps. Mieux : elles transforment littéralement le cerveau, dans sa structure et son fonctionnement le plus intime.

Fort de ce constat, plusieurs techniques psychologiques, d’origine souvent très ancienne et longtemps dénigrées, resurgissent progressivement dans le contexte médical ou hospitalier moderne. Regroupées sous le nom de médecines complémentaires ou « corps-esprit », des pratiques comme la méditation mais aussi l’autosuggestion, l’hypnose, le neurofeedback ou la musicothérapie connaissent un étonnant regain d’intérêt thérapeutique.

Comment l’interpréter ? Les patients sont, pour le coup, unanimes : il s’agit d’abord de limiter leur consommation de médicaments, et ainsi d’échapper à la nocivité de leurs effets secondaires. Mais une autre raison, plus profonde, se dessine : ces approches proposent toutes une façon différente de guérir. Elles encouragent le patient à s’impliquer, à agir positivement sur sa santé et à trouver en lui de nouvelles ressources qu’il pourra développer et exploiter de manière volontaire.

Ce numéro de L’Essentiel Cerveau & Psycho vous propose de faire le point sur certaines de ces pratiques de l’esprit, de montrer leurs domaines d’application et d’en présenter les bénéfices validés scientifiquement. Pour les patients, les chercheurs et les médecins, la redécouverte de ces méthodes ouvre autant de nouvelles voies très prometteuses. Les recherches actuelles foisonnent, d’autant que les questions ne manquent pas… Quels sont les processus physiologiques particuliers mobilisés par les techniques corps-esprit ? Comment évaluer leur efficacité sur le corps, cerveau compris ? Où s’arrêtent les effets thérapeutiques de ces pratiques ?

L’esprit est bien là…

Loin de nier l’existence de l’esprit, ces nouvelles recherches lui donnent un corps et laissent entrevoir une réalité qui va, nous le croyons, nous obliger à repenser la place de l’expérience subjective dans la science. Déjà, pour rendre compte de ces phénomènes psychocorporels, il est nécessaire d’accepter que l’esprit et le cerveau ne sont pas identiques. Cela ne remet nullement en cause l’idée postulant que l’esprit est un produit du cerveau. En revanche, comme le soutient aussi le prix Nobel de médecine Roger Sperry, cela suggère que les événements mentaux qui émergent des processus neuronaux peuvent influencer les processus physiques qui les créent.

On le voit donc bien : la science se trouve aujourd’hui à un tournant et l’intérêt actuel pour ces pratiques constitue une formidable opportunité d’élargissement et de renouvellement. Peut-être, après avoir longtemps banni le point de vue subjectif, les scientifiques seront-ils désormais capables d’intégrer l’expérience humaine et les pouvoirs de transformation exercés par l’esprit.

Les auteurs :

Michel Le Van Quyen est chercheur à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, INSERM U1127, CNRS UMR 7225), à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière de Paris.

Christophe André est médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris.

Pour en savoir plus

M. Le Van Quyen, Les Pouvoirs de l’esprit , Flammarion, 2015.

F. Varela, E. Thompson, E. Rosch, L’Inscription corporelle de l’esprit, Seuil, 1999.

R. W. Sperry, A modified concept of consciousness, in Psychological Review, vol. 76, pp. 532-536, 1969.

Potentiels et Talents

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Je restitue ici la tribune d’Eric Solot, philosophe, parue dans la dernière newsletter de
la Fondation Potentiels et talents.
Outre sa qualité littéraire, ce texte est extrêmement intéressant, voire fondateur.

D’ordinaire, les deux mots peuvent être confondus et passer pour synonymes ou presque. Mais, joints l’un à l’autre et ainsi posés ensemble, ils obligent à être entendus distinctement. L’ambiguïté subsiste toutefois en ceci qu’ils ne s’opposent pas comme des contraires (blanc et noir, chaud et froid, ouvert et fermé, ou encore serviette et torchon). Ils se complètent l’un l’autre en s’éclairant mutuellement.

Compris l’un l’autre à l’écart l’un de l’autre et de façon courante, le potentiel et le talent sont tous les deux des capacités, des aptitudes, des forces ou des pouvoirs. D’une part, un potentiel est l’ensemble des ressources qu’un individu, un groupe ou un système possède en puissance, c’est-à-dire une capacité ou une aptitude à agir ou produire, sans pour autant agir ou produire en effet (effectivement). Je n’agis, ni ne produis pas encore, mais j’en ai la capacité, la puissance ou la force. D’autre part, un talent est la disposition, l’habileté, la capacité ou l’aptitude de quelqu’un à réussir une action ou une fabrication. La différence avec le potentiel n’est pas nette. D’où la possibilité de confondre potentiel et talent. L’équivoque disparaît si l’on se réfère à l’usage précis des deux mots. On parle d’un potentiel électrique, d’un potentiel militaire, d’un potentiel affectif, d’une chute de potentiel, de variation de potentiel, etc. On ne parlerait pas d’un talent électrique, d’un talent militaire, d’un talent affectif, d’une chute de talent, ni d’une variation de talent, à tout le moins dans le même sens. Sans doute peut-on entendre dire de quelqu’un qu’il a un talent militaire, mais « talent militaire » et « potentiel militaire » font deux. Lorsqu’on apprend que la Russie renforce son potentiel militaire, on ne se dit pas que son talent augmente, mais qu’elle se donne davantage de forces de frappe et de moyens de défense. Tout le monde sait donc très bien que le potentiel est une chose et le talent une autre, car que sont la force et les moyens dont on dispose si l’on ne sait pas en user ? Bref, « potentiel » et « talent » ne sont pas synonymes. Le potentiel est une force et le talent un savoir ; le savoir permettant de bien se servir de cette force. C’est pourquoi, comme nous disions plus haut, le potentiel est la capacité ou l’aptitude à agir ou produire, tandis que le talent est la capacité ou l’aptitude à réussir une action ou une production. Le potentiel ne suffit pas en lui-même pour réussir à chaque fois, il faut aussi le talent.

Potentiels et talents : la compréhension ordinaire empêchant d’être humain.

Quel est alors leur sens lorsque les deux mots sont rassemblés ? On pourrait dire, en conséquence de ce qui a été mis au point, que le potentiel serait le moyen de faire quelque chose, qu’il s’agisse d’action ou de fabrication, tandis que le talent serait la façon de le faire, la manière ou l’art de s’y prendre pour réussir. Cela serait ensuite facile de comprendre pourquoi la fondation porte le nom « Potentiels et talents ». Les potentiels seraient les diverses forces de chacun, les capacités, les aptitudes et donc les divers moyens, tandis que les talents seraient les diverses manières dont chacun se servirait de ses propres forces, capacités, aptitudes et donc moyens. Sur cette lancée, il serait logique de penser que la fondation « Potentiels et talents » a pour but de permettre à tous les potentiels, et particulièrement à ceux que l’on appelle les hauts potentiels, de mettre à profit, aussi bien pour eux-mêmes que pour la société, leurs précieuses ressources, en sachant les dominer, les contrôler, les maîtriser et ainsi s’en servir à volonté pour agir ou fabriquer. Les hauts potentiels seraient ainsi, au sens littéral, de bons filons à exploiter.

Cette interprétation n’a de légitimité que si, au préalable, les hommes et les femmes ont été ramenés au niveau des choses et compris à partir d’elles comme s’en distinguant toutefois spécifiquement en ceci qu’ils sont doués d’une faculté rationnelle faisant d’eux des personnes et non pas seulement des choses ou objets. Comme l’être humain se comprend lui-même ainsi depuis des siècles de philosophie et de sciences dites humaines, l’interprétation des potentiels et des talents vaut pour lui comme pour les choses, à quelques variations près. N’est-ce pas de là que vient cette surprenante appellation, qui ne surprend plus personne, de « ressources humaines » ? L’être humain est devenu une matière première primordiale. Il est même la matière première la plus importante de toute puisque, contrairement aux autres matières, premières ou non, il a l’aptitude d’en tirer profit de lui-même et par lui-même. Cette aptitude devenue talent comblerait toutes les espérances. Ainsi pourrait-on financer la fondation « Potentiels et talents » avec le plus grand intérêt – dans tous les sens du terme. Les potentiels, c’est-à-dire les forces ou moyens humains d’agir ou de fabriquer, grâce aux écoles soutenues par la fondation, ne seront plus perdus, ni gâchés ou gaspillés, mais soigneusement éduqués pour qu’ils puissent enfin par eux-mêmes talentueusement se récupérer pour agir ou fabriquer avec autant de facilité que de performance et d’efficacité.

Potentiels et talents : une compréhension renouvelée permettant d’être humain

Ceci étant dit, il convient de prêter l’oreille à une autre interprétation qui devient sans doute d’autant plus urgente que l’être humain est, par son propre fait, de plus en plus empêché de l’entendre et de l’écouter. Peut-être y parviendrons-nous en faisant jouer les sens des verbes « être » et « posséder ». Il ne s’agit là que d’un essai dont il ne faudra pas oublier l’insuffisance ou le pis-aller.

La fondation « Potentiels et talents » ne s’occupe pas des potentiels que tel ou tel haut potentiel possède en puissance, et qu’une formation adaptée permettrait de talentueusement porter au bénéfice de tous en plus du sien, mais des potentiels que tel ou tel haut potentiel est et qu’il a à être d’autant plus difficilement que rien n’est fait pour qu’il le soit. Dans cette perspective, le potentiel est l’être même de l’être humain, potentiel dont l’exploitation perd tout sens, puisque ce dont il s’agit n’est rien de plus, ni rien de moins (mais la tâche est de tous les instants), que d’être celui qu’il est, c’est-à-dire d’être à la mesure de l’être qui est le sien. Être le potentiel que nous sommes chacun différemment et l’être de mieux en mieux à chaque fois plus entièrement, voilà comment il convient de comprendre le talent.

Pour reprendre l’exemple de la première tribune, c’est-à-dire celui de l’arbre qui, aux yeux du menuisier, a en lui le potentiel qu’il faut pour devenir une table, une armoire, une chaise ou un buffet, eh bien, le potentiel que nous sommes – que nous sommes, non que nous possédons – nous ne le devenons pas par transformation, c’est-à-dire en changeant notre être, mais en le reconnaissant et en nous y ajustant à chaque instant, puisque ne cesse jamais le risque de nous perdre. L’arbre qui est un arbre n’a aucun risque de s’égarer, de se manquer, ni de se perdre. Il n’a pas à être l’arbre qu’il est. Par contre, l’être humain, lui, n’est le potentiel qu’il est qu’en travaillant à l’être. Et mieux il y travaille, mieux il l’est. En quoi consiste précisément le talent. Il ne s’agit pas de transformer le potentiel qu’il est en autre chose, comme le marbre en statue ou le pétrole en plastique, mais de l’être. Car être humain n’est pas un état, mais une responsabilité. L’arbre, qu’il soit arbre encore ou devenu table, et la table, qu’elle soit table basse ou table de cuisine, ne sont pas responsables de leur être. Cette responsabilité proprement humaine vient de ce que l’être humain n’est l’est jamais une bonne fois pour toute, comme au contraire l’arbre devenu table ou chaise. Être avocat, promoteur immobilier, ébéniste, dentiste, danseur, informaticien, cuisinier ou plombier zingueur n’a pas lieu une bonne fois pour toute. Il faut toujours travailler à l’être pour ne pas nous perdre au risque de ne plus être ceux que nous sommes. Le poète César Pavese parlait ainsi du « métier de vivre », le peintre Georges Braque disant quant à lui : « Nous n’aurons jamais de repos, le présent est perpétuel ».

Faisons toutefois attention : la responsabilité, ici, ne doit pas se comprendre comme celle dont on parle après avoir commis un acte dont il faut assumer les conséquences. Le potentiel que nous avons à être ne relève pas de l’action, ni de la fabrication, mais de l’être. Il ne s’agit donc pas tant d’assumer ce que l’on fait que celui que l’on est. Assumer son être et assumer les conséquences de ses actes diffèrent en ceci qu’on peut toujours nous accuser d’avoir commis ce que nous pouvions ne pas avoir commis. En revanche, il est inconcevable de nous accuser d’être humain, c’est-à-dire d’avoir à être le potentiel que nous sommes. Or, c’est précisément ce qui se passe avec les hauts potentiels. Sous prétexte d’être hauts (la même chose vaut pour ceux qui sont bas, quoique selon une autre mesure), ils subissent les quolibets, moqueries, railleries ou autres détestables fantaisies de leurs camarades ou collègues normaux – normaux en ceci seulement qu’ils appartiennent à cette moyenne dont la société se sert comme norme pour évaluer les potentiels. Ils sont accusés d’être hauts potentiels et de ne pas arriver à l’être avec autant d’aisance que les potentiels moyens. À moins qu’ils ne s’en accusent eux-mêmes. Mais rien n’est fait pour les y aider. Au contraire, estimant qu’ils ont plus que les autres, on estime aussi qu’ils devraient y arriver mieux que les autres. Mais le talent s’obtient plus facilement là où le potentiel est moindre. Non certes pas parce qu’il est moindre, sinon les bas potentiels y parviendraient encore mieux, mais parce qu’il prend place dans la moyenne sur laquelle tout est aligné. Comprendre l’égalité à partir de l’égalisation, c’est-à-dire de la standardisation ou de l’uniformisation qu’on l’appelle rationalisation, unification, inclusion ou comme on voudra, cause un mal incalculable lorsqu’elle est appliquée aux êtres humains. Au lieu d’adapter le cursus scolaire à l’intelligence des élèves par respect pour leur différence, celui-ci les contraint à s’aligner sur l’intelligence moyenne pour laquelle il a été établi. Nous reviendrons sur cette paradoxale aberration égalitaire dans une prochaine tribune.

Le rapport entre potentiels et talents tel qu’il apparaît dans le nom de la fondation ne s’entend donc pas à partir du verbe posséder et comme une propriété à exploiter, mais à partir du verbe être, et comme ce que l’on a à être sans en devenir propriétaire. C’est nous en effet qui devons nous approprier à l’être que nous sommes et non nous l’approprier pour le transformer en je ne sais quel être inhumain. Bref, le potentiel est cet être que nous avons à être, et le talent le savoir être ce potentiel par la reconnaissance duquel nous sommes bel et bien ceux que nous sommes.

Eric Solot

Le bonheur au travail est-il possible pour les adultes surdoués ?

Le bonheur au travail est-il possible pour les adultes doués ?

« Mon expérience est que le lent et patient travail de connaissance de soi, de ses différents traits, la compréhension profonde de qui l’on est et le passage de la gêne ou de la honte à la fierté et la tranquillité d’être dans sa différence enfin comprise et assumée, le travail régulier de contact et de fluidification des émotions, le déblocage des schémas familiaux inefficaces, le retraitement des traumatismes, l’habileté relationnelle construite au fil des lectures et des expériences, la prudence, l’observation et le souci du détail, le travail, le goût et la discipline de se reconnecter régulièrement et sans complaisance au principe de réalité et enfin, l’accompagnement d’autres être atypiques fondent la possibilité réelle et durable pour des êtres atypiques d’être régulièrement et profondément heureux au travail et dans leur vie. »

Thierry Brunel in Adultes sensibles et doués – Trouver sa place au travail.

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