Lire fait vivre

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Les maux inavoués des adultes surdoués

Les maux inavoués des adultes surdoués
in Le Monde du Un très bon article par il y déjà presque 3 ans dans le Monde sur le ressenti et la souffrance des AHPIE tardivement diagnostiqués. Un bon article parce que juste et sans pathos, sur un sujet rarement étudié dans la presse.

Extrait : «  Un sentiment de soulagement, de reconnaissance, et une reprise de confiance en soi. C’est ainsi que beaucoup d’adultes, tardivement diagnostiqués surdoués, décrivent ce qu’ils ont ressenti lorsqu’ils ont pu mettre un mot sur leur « différence ». Car, contrairement aux idées reçues, posséder une intelligence exceptionnelle n’est pas une garantie de bonheur et de réussite. Pas facile en effet de vivre en se sentant en permanence en décalage avec les autres, jugés trop lents, conformistes et sans fantaisie ; de supporter leurs moqueries, leur gêne, voire leur effroi face à une manière de penser, de réagir ou de s’exprimer différente.

La « surdouance », mot barbare utilisé pour désigner une intelligence hors norme et qui se caractérise par une curiosité insatiable, un mode de raisonnement arborescent (fonctionnant par association d’idées), une hyperactivité, une hypersensibilité, voire une extralucidité, concernerait environ un million d’adultes en France, selon les spécialistes. Si certains surdoués vivent très bien avec leurs aptitudes, d’autres sont en grande souffrance, se voient comme des marginaux, sont blessés de lire dans le regard des autres leur étrangeté.

« Avoir un QI élevé, ce n’est pas tellement être quantitativement plus intelligent que les autres, mais surtout avoir un fonctionnement qualitativement très différent au niveau intellectuel », souligne Jeanne Siaud-Facchin, auteure de Trop intelligent pour être heureux (éd. Odile Jacob, 2008). La psychologue surnomme affectueusement ses patients « les zèbres », animaux avec lesquels les surdoués partagent grâce et gaucherie.

C’est le cas de Geneviève Broutechoux, 52 ans, qui s’est résignée à quitter la France pour tenter de mener une vie meilleure en Angleterre où, dit-elle, « on considère les gens pour ce qu’ils font et non pour ce qui se dégage d’eux ». Diplômée d’HEC, elle a occupé en France plusieurs postes sans vraiment réussir à s’épanouir. « Je ne me suis jamais sentie à l’aise au sein d’une équipe. Cela m’irrite de constater que l’on n’évolue pas au même niveau. » Diagnostiquée surdouée récemment après des années de psychothérapie pour tenter de trouver « ce qui cloch(ait) » en elle, Geneviève a reçu cette révélation comme « une reconnaissance ». C’est en lisant le livre de Jeanne Siaud-Facchin puis celui de Monique de Kermadec L’Adulte surdoué (Albin Michel, 2011) qu’elle a compris d’où venait son mal-être. « Je me suis reconnue complètement dans les profils et les parcours retracés dans ces ouvrages », témoigne-t-elle. Un temps, elle projette de rejoindre l’association Mensa (« la table », en latin, qui regroupe des personnes à haut potentiel intellectuel et compte environ un millier d’adhérents en France), dans l’espoir de pouvoir dialoguer avec des gens susceptibles de la comprendre. Mais finalement y renonce.

A Londres, elle travaille actuellement dans le secteur de l’analyse d’opinions. « Je suis fine, je comprends très vite ce que les gens sont sans qu’eux-mêmes le sachent », dit-elle, doutant cependant de conserver ce poste longtemps. « Rien ne dure, à cause du décalage que je ressens entre moi et les autres », confie-t-elle. Sa vie sentimentale est également chahutée : « C’est difficile de rencontrer un homme réellement à la hauteur. » Quand elle regarde en arrière, elle dit ressentir « une immense détresse » : « On peut souffrir d’une mauvaise estime de soi tout en étant certain d’être quelqu’un de bien », résume-t-elle.

« Les adultes que je reçois ont longtemps vécu avec leur différence secrètement, comme un aspect négatif de leur personne dont ils ne pouvaient parler, témoigne Monique de Kermadec. Lorsqu’ils découvrent qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ne souffrent pas d’une pathologie psychiatrique, c’est pour la plupart l’occasion d’un redémarrage », poursuit la spécialiste.

C’est souvent lors d’une consultation pour leur enfant que des adultes découvrent leurs « surdons ». En effet, si l’on diagnostique aujourd’hui très tôt les enfants à fort QI, ce n’était pas le cas il y a une trentaine d’années. « 

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150 000 surdoués ne savent pas qu’ils le sont.

150 000 surdoués ne savent pas qu’ils le sont.


La Dépêche

Olivier Revaol in La Dépêche

En France plus de 300 000 personnes sont considérées comme surdouées. Selon Olivier Revol, plus de la moitié ne savent pas qu’ils le sont.
Entretien avec de Rémi Buhagiar avec Olivier Revol in La Dépêche du 23/10/2014.

Votre progéniture vous mène la vie dure ? Elle ne veut plus aller à l’école, ou perturbe les cours de ses petits camarades ? Sans que vous le sachiez, elle fait peut-être partie des 300 000 surdoués français. Olivier Revol, chef du service de psychiatrie et neuropsychiatrie de Lyon, tiendra une conférence à ce sujet demain soir à l’Université Paul Sabatier. Il nous en parle.

Comment détecte-t-on un enfant surdoué ?
On observe des signes différents selon l’âge de la personne concernée. Les petits avec une intelligence supérieure à la moyenne ont souvent un regard différent. Ils parlent tôt et possèdent la même syntaxe qu’un parent. Ils veulent tout contrôler et tout comprendre. Chez l’adulte, ce n’est pas pareil. Souvent, il a des fulgurances, il est anxieux et sensible. Il se sent en décalage avec la société et n’a pas les mêmes centres d’intérêt.

On peut donc être adulte surdoué sans le savoir…
Sur les 300 000 surdoués, environ 150 000 ignorent qu’ils le sont. Certaines personnes sont mal dans leur peau depuis l’enfance. La plupart du temps, les parents s’aperçoivent qu’ils sont surdoués au moment où on le détecte sur leurs petits. Après ça, ils sont soulagés, car ils comprennent leur mal-être

L’éducation nationale a-t-elle un programme spécifique pour ces jeunes ?
Tout est fait pour que les enfants à fort potentiel soient accueillis comme les autres, tout en tenant compte des différences. Comme pour un dyslexique par exemple. Les professeurs sont chargés d’approfondir leur discours avec un programme plus spécialisé. Des fois, l’élève saute une classe en primaire ou en maternel afin qu’il ne s’ennuie pas.

Ces personnes-là sont souvent moquées au collège…
C’est effectivement la période la plus compliquée pour eux. Ces gamins sont souvent moqués ou victimes d’invincibilités. Du coup, ils croient être moins bien que les autres. La classe la plus difficile, c’est la cinquième. Le décalage se voit plus, surtout que c’est la plus ennuyeuse, sachant que l’on répète ce que l’on a déjà vu en sixième…

Faut-il les mettre dans des écoles spécialisées ?
Je ne sais pas, je pense que c’est du cas par cas. Selon moi, l’école idéale pour un jeune précoce est celle de son village ou de son quartier. Il doit être avec ses amis. Par contre, s’il rencontre des difficultés, il faut le mettre dans un collège pour surdoué, avec un cursus en trois ans au lieu de quatre.

On dit souvent que les enfants intelligents perturbent le reste de la classe…
Une fille précoce va avoir tendance à fuir l’école. Comme elle s’ennuie, elle ne veut plus y aller. Pour les garçons c’est différent. Ils ont tendance à vouloir se faire remarquer avec des comportements inadaptés, ils n’écoutent rien. Les parents doivent faire attention lorsqu’ils observent ces signes chez leurs enfants.

Que faut-il faire pour savoir si l’on fait partie des surdoués ?
Vous devez aller voir un psychologue pour un test de QI. Au-delà de 130, vous êtes considérés comme au-dessus de la moyenne. Après, le résultat on s’en moque un peu. Le plus intéressant c’est les points forts et les points faibles de ces gens-là. Il y a plusieurs types d’intelligence, c’est pour cela que les surdoués travaillent dans tous les corps de métiers. »

http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/23/1977834-150-000-surdoues-ne-savent-pas-qu-ils-le-sont.html

 

 

 

Enseigner aux Hauts Potentiels

Enseigner aux  Hauts Potentiels – brochure d’information

 

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Une brochure du ministère de l’Education belge pour enseigner aux Hauts Potentiels. Rédigée à l’issue d’une recherche en éducation subventionnée par le Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle vise à permettre aux équipes éducatives de mieux connaître les élèves à hauts potentiels et la variété de leurs profils, mais aussi à leur proposer des pistes de différenciation pédagogique.  Des ressources externes et des outils, développés par un réseau d’enseignants et d’éducateurs, y sont présentés, et pourront être téléchargés dans leur intégralité sur le site : http://www.enseignement.be

Je vous envoie le PDF sur simple demande.

Extrait : «Surdoué », « doué », « talentueux », « intellectuellement précoce », « à hauts potentiels », la variété des termes et expressions utilisés pour désigner les enfants, les jeunes ou les adultes avec un quotient intellectuel plus élevé que la moyenne montre combien cette problématique est délicate. Délicate pour différentes raisons.
Le tabou de l’intelligence
La première raison, et certainement la plus difficile à aborder, concerne l’enjeu social de l’intelligence.
Dans une société de compétition où les compétences et les savoirs sont considérés comme cruciaux pour se construire un avenir, être déclaré moins intelligent que la moyenne peut peser lourd sur l’individu. Mais être déclaré plus intelligent que les autres n’est pas toujours plus facile à supporter : cette hypothèse d’être « plus » que les autres est vécue bien souvent comme une menace pour l’entourage, comme une chance éhontée, dont il faut bien se garder de faire étalage. »

 

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